2021 Mon Premier Championnat du Monde

C’est dans les défaites que nous découvrons qui nous sommes.

Je suis dans le train, je rentre à la maison après l’une des plus belle raclée de ma (Courte) carrière.

Premiers championnats du monde : j’abandonne la course après 80km…

Je préfère ne pas m’étendre sur les raisons de cet abandon mais plutôt vous partager ce que j’ai appris.

Les gens vont se rappeler de moi pour la personne que je suis, et non pour ce que j’ai accompli.

 

Ce week end, j’ai rencontré de nouveaux athlètes, de nouvelles personnes et de nouveaux amis. Des rencontres que je n’oublierai jamais.

Cela m’a fait du bien de faire sourire des gens, et non par mes résultats. J’ai pris conscience de la force et du pouvoir des émotions, j’ai appris à quel point voir des gens heureux pouvait me remplir d’énergie.

 

Donc ce week end, avec cette défaite, j’ai appris, j’ai grandi, et j’ai pleuré.

Beaucoup pleuré.

J’ai gardé une grande partie de mes pleurs pour moi, je ne voulais pas gâcher la course et la journée des autres.

Après avoir été un triathlete relativement inutile, j’ai essayé d’être le meilleur humain possible.

A partir de maintenant, j’essaierai de l’être, partout, à toute heure, quelques que soient les conditions.

Gagner ne veut rien dire si on est un connard.

 

Cette année j’ai réalisé que beaucoup de monde m’aimait quand je gagnais, quand j’étais performant, quand je revenais médaille autour du cou.

Ce que je n’avais pas réalisé, c’est tout le soutient que je reçois quand je suis au plus mal.

Je n’ai pas choisi une vie de navigation calme et douce, des tempêtes sont à essuyer tout au long de l’année. Ma vie ne ressemble pas à la vie de bureau : pas d’horaires réguliers, pas de certitude d’avoir un chèque à la fin du mois, pas les mêmes têtes tous les jours. Bref un mode de vie un peu plus tumultueux, mais si spécial.

Le pourquoi ? Le comment ? Le quand ?

 

Le mode de vie que j’ai choisi m’oblige à apprendre.

Et c’est d’une grande beauté !